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Le pourquoi de la féminisation des textes

Transmis par Kriska depuis Sud Education

Le 3 mai 2007

Nous aimerions apporter quelques éclairages au débat qui ne semble pas du tout d’actualité en France, même si dans d’autres pays comme le Canada ou la Belgique, cette notion est complètement intégrée et que des éminent-e-s linguistes ont légiféré en la matière à savoir la « féminisation des textes ».

Pourquoi aborder une telle problématique quand on sait qu’après recensement il existe d’autres soucis en matière de féminisme beaucoup plus importants que cette peccadille ?

Ce sujet est loin d’être anodin : la langue est le vecteur de la pensée et, entre autre, le masculin pluriel l’emportant systématiquement sur le féminin, même si dans une salle il y a une seule personne de sexe masculin implique un comportement souvent machiste.

Essayons au travers de références trouvées sur Internet d’expliquer en quoi cela est utile de rappeler à tou-te-s la place que nous occupons dans la sphère publique nous les femmes et le pourquoi de l’intérêt de féminiser au moins à minima les textes

« La langue n’est pas seulement, par définition, un fait social ; c’est de toutes les institutions sociales, celle qui nous rapproche le plus des origines de la société, parce que c’est la plus instinctive, la plus traditionnelle, celle enfin dont l’emprise sur les individus est la plus forte. » Ces propos sont d’un certain Charles Bally, éminent linguiste qui a vécu à la fin du XIXè siècle.

À partir de textes trouvés sur Internet, on peut faire le constat de ce que cela implique.

LA LANGUE FRANCAISE SE PRETE -T-ELLE DIFFICILEMENT A LA FEMINISATION DU LANGAGE ?

« Soulignons d’abord que ce qui caractérise « notre langage » c’est sa non-neutralité. Globalement la plupart des langues sont construites sur ce modèle..

S’il n’est pas neutre le langage comme tout outil a un sens. Aussi lorsque la grammaire stipule que le « masculin » l’emporte sur le « féminin » il ne faut pas y voir un phénomène « naturel » il faut comprendre ici que le langage est autant une construction sociale et politique que le véhicule inconscient ( à force d’intégration, d’habitude et de naturalisme) de cette société.

Ainsi les anciens voyaient le féminin comme passif, le masculin comme actif. Plus tard au 17ème siècle, Vaugelas et le père Bouhours posent que le genre masculin est le plus noble. Il prévaut tout seul contre deux féminins. On reconnaît là les fondements d’un slogan toujours d’actualité : « le masculin l’emporte ». Avec Bescherelle au 19ème siècle le masculin est le substantif par excellence et l’on apprend à former le féminin supposé inexistant. »
C’est l’impression très forte que nous les femmes éprouvons face à des slogans du genre (c’est le cas de l’écrire !) « Tous en grève le ... ». Quand on sait qu’on est 80 % de femmes dans le premier degré de l’Éducation Nationale, ça peut nous faire sourire, mais plus souvent nous mettre en rage.

Lire la suite :
http://www.sudeducation.org/Le-pourquoi-de-la-feminisation-des.html

***
A lire sur Rebellyon

Pourquoi et comment féminiser ses textes ?

Un article de la boîte à outils de Rebellyon pour comprendre comment et pourquoi féminiser ses articles et/ou ses commentaires.

Avis aux auteur-es, écrivainEs, scri­bouilleu­ses et scri­bouilleurs de Rebellyon !

La règle de gram­­maire qui fait que, dans la langue fran­­çaise, « le mas­­cu­­lin l’emporte sur le fémi­nin », est une appli­­ca­­tion dans le champ lin­­guis­­ti­­que d’un cer­tain sexisme, voire d’un sexisme cer­tain.

Elle a été cons­­truite et appli­­quée par des hommes, et conti­nue de jouer un rôle qui n’est pas anodin.

Par exem­ple, parler d’un groupe de « tra­­vailleurs » quand la moitié, ou une majo­­rité, ou même une toute petite mino­­rité de ce groupe ne se défi­­nit pas comme « homme » (femmes, tran­s, per­son­nes inter­­sexuées ou agen­­res, ...), par­­ti­­cipe de l’invi­­si­­bi­­li­­sa­­tion et de la relé­­ga­­tion de ces autres à une posi­­tion domi­­née.

Lire la suite :
http://rebellyon.info/?A-Lyon-comme-ailleurs-en-France-et

Tag(s) : #Alternatives

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