Overblog Follow this blog
Edit post Administration Create my blog

Etat de droit et propagande : est-il possible de nier l’évidence ?

Depuis Reflets.info le 2 janvier 2013

Pour conclure cette série d’articles sur les révélations de Snowden établissant une surveillance totale de la population, sans que grand monde ne vienne contredire cette théorie digne d’une conspiration tirée d’un James Bond, il semblait nécessaire de revenir sur quelques événements majeurs. Comme le coup d’Etat au Chili en 1973, l’assassinat de Kennedy et les attentats du 11 septembre 2001. Mais revenir aussi sur des concepts centraux et déjà traités sur Reflets, comme la fabrique du consentement et l’influence de masse.

TRADE CENTER CRASH

La problématique centrale des Etats de droit depuis des décennies, comme cela était stipulé dans le précédent article « Bien avant #Prism, #StellarWind : allo Houston, il y a un problème ? » reste avant toute chose le consentement des populations. Agir avec le consentement. Convaincre. Détourner l’attention « pour amener à ». Imposer une évidence.

Une nation comme les Etats-Unis a un long passé de manipulations révélées, reconnues, de ses services secrets. Il est connu désormais que l’assassinat le suicide forcé du président du Chili, Salvator Allende le 11 septembre 1973, permettant la mise en place de la dictature militaire du général Pinochet, a été soutenu et planifié par la CIA. Bien entendu, cette version n’est pas totalement validée officiellement, encore que…

Selon Peter Kornbluh, la CIA a pour mission de déstabiliser le régime chilien afin « d’alimenter un climat propice au coup d’État ». William Colby, directeur de la CIA de 1973 à 1976, affirme dans ses mémoires que sept millions de dollars ont été dépensés dans ce but par la centrale de renseignement américaine. Le mouvement de grève des camionneurs qui paralyse le pays en octobre 1972 est soutenu financièrement par les États-unis. Réagissant aux nationalisations effectuées par le gouvernement d’Allende, plusieurs firmes américaines dont ITT, ou internationales comme Nestlé, apportent leur concours à cette stratégie. Même si de sérieux doutes sont exprimés, il n’existe aucun élément permettant d’affirmer que les États-Unis ont directement participé au coup d’État du 11 septembre 1973. (source : wikipedia)

D’après une note interne de la CIA : « Le président [Nixon] a demandé à l’agence [la CIA] d’empêcher Allende d’accéder au pouvoir ou de le destituer et a débloqué à cette fin un budget allant jusqu’à 10 millions de dollars. » De plus, « selon le rapport du Sénat des États-Unis — « Covert action in Chile 1963-1973 » (1975) —, El Mercurio et d’autres médias ont reçu 1,5 million de dollars de la Central Intelligence Agency (CIA) pour déstabiliser Allende ». (source : wikipedia)

De nombreux autres coups d’Etats ont été appuyés par l’agence américaine, des assassinats, enlèvements, etc… Celui du président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy est le plus emblématique : tout détermine qu’Oswald, le seul suspect arrêté n’est pas l’unique tireur, et pourtant, au final, il restera le seul.

Le complot est décrit, les preuves sont amenées, et alors que chacun pense que  Kennedy a été tué par la CIA, personne ne peut le dire ouvertement. Ces événements ne sont donc plus considérés comme des théories du complot, ni une démarche de type conspirationniste : il est établi que la CIA est une agence qui fomente des complots, participe ou organise des conspirations. C’est même sa principale activité. Regardons donc de plus près quelques éléments de théories de conspirations ou de complots américains. Théories, puisque si dans certains cas, comme dans l’assassinat d’Allende, ou de Kennedy, nombreux sont ceux enclins à admettre de façon « officielle » que la conspiration existe, dans d’autres cas, étrangement, c’est l’inverse.

Complots, conspirations et conformité normative

Un complot, une conspirations ne sont rien d’autres que des éléments de la réalité qui ont été camouflés avec la vocation d’arriver à un but de façon secrète, sans que la majorité ne le sache.

Si un complot est éventé, et est officiellement reconnu comme tel, il devient un élément réel, une partie de l’histoire.

Si il n’est pas reconnu officiellement comme complot par les autorités et que les médias décident de suivre la même voie, il devient théorie du complot. Une sorte de délire propre à une petite partie de la population qui refuserait d’accepter la réalité.

Très rapidement dans ces cas là, une forme de campagne de dénigrement débute dans les média pour aboutir à ce que ceux qui contestent la réalité officielle et dénoncent un complot, un trucage, une conspiration, soient rapidement rabaissés au rang de personnes peu sérieuses, et donc peu crédibles.

Pour autant il y a des faux complots, des théories de la conspiration qui ont été entièrement démontées, et qui étaient des fabrications délirantes, c’est un fait.

Mais le problème majeur auquel nous sommes confrontés aujourd’hui réside dans un phénomène de plus en plus présent : le conformisme normatif.

Lire la suite :
http://reflets.info/etat-de-droit-et-propagande-est-il-possible-de-nier-levidence/

Tag(s) : #Ressources

Share this post

Repost 0